Dimanche 25 mars: accident sur la plateforme TOTAL en mer du Nord

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Une torchère brûle toujours sur la plateforme Total évacuée en mer du Nord

mercredi 28.03.2012, 10:58 - La Voix du Nord

La plateforme Elgin-Franklin de Total, à 240 kilomètres des côtes écossaises (mars 2009). PHOTO ARCHIVES AFP

Une torchère brûlait toujours sur une plateforme de Total en mer du Nord évacuée en raison d'une fuite de gaz qui perdure depuis dimanche, a reconnu mercredi le groupe pétrolier français, tandis que des experts s'interrogeaient sur d'éventuels risques d'explosion. «La torchère brûle, comme c'est normalement le cas sur une plateforme», a déclaré un porte-parole de la compagnie, Brian O'Neill, sans donner plus de détails.

Cependant le directeur de la santé, la sécurité et l'environnement chez Total, David Hainsworth, a reconnu mardi qu'un risque d'explosion existait. « Le gaz est inflammable, mais l'alimentation électrique a été coupée sur la plateforme pour minimiser le risque d'étincelle, mais il est évident qu'il y a un risque. Nous avons exclu une série de risques mais il y a toujours une possibilité. Elle est faible, mais on ne dit pas jamais », a-t-il ajouté sur la BBC.

Cependant « le vent pousse le panache de gaz dans une direction opposée à celle de la torchère », a-t-il poursuivi. « Selon les prévisions météorologiques, le vent va souffler dans la même direction pendant cinq à six jours et nous étudions les différentes options pour éteindre la torche », a-t-il dit. Martin Preston, spécialiste des pollutions marines à l'université de Liverpool (ouest de l'Angleterre), s'est dit mercredi « surpris » par le fait que la torchère brûle toujours.

« Avec une bouteille de gaz de camping, quand vous la fermez, la flamme continue à brûler pendant un petit moment puis s'éteint, et on s'attendait à la même chose ici », a-t-il ajouté sur la radio BBC. Interrogé sur d'éventuels risques d'explosion, il a estimé que cela était « très difficile à prédire ». « La torchère est évidemment au-dessus de la plateforme et le gaz s'échappe au niveau des piliers (de la plateforme), donc il y a une séparation physique (entre la flamme et le gaz).

La concentration de gaz doit être assez basse pour qu'il n'explose pas », a-t-il précisé, ajoutant qu'un changement des vents pourrait faire remonter le gaz et l'enflammer. « Cela signifie évidemment que personne ne peut s'approcher de la plateforme pour y travailler jusqu'à ce que la torchère soit éteinte », a-t-il encore dit. « Nous avons affaire à une substance très toxique et inflammable. (...) La question doit être abordée avec énormément de prudence », a estimé de son côté Simon Boxall, océanographe à l'université de Southampton (sud), en soulignant le risque d'explosion sur la BBC. Total a reconnu qu'il s'agissait du « plus gros incident » pour le groupe « en mer du Nord depuis au moins dix ans ». Cette fuite sur la plateforme Elgin, à environ 240 kilomètres au large de la ville écossaise d'Aberdeen, a entraîné la mise en place d'une zone d'exclusion maritime et aérienne et l'évacuation par précaution de plus de 300 personnes. L'alimentation a été coupée sur la plateforme, l'un des deux principaux gisements gaziers exploités par le groupe français Total en mer du Nord britannique. Dans son dernier communiqué mardi soir, Total précisait que « la fuite se poursuivait ». Deux vols de reconnaissance ont eu lieu mardi, et deux autres doivent être conduits ce mercredi. « Tous nos efforts sont concentrés pour stopper la fuite de gaz », a assuré Total.



Total/Mer du Nord: l'incendie continue

AFP Publié le 28/03/2012 à 10:55 

Une torchère brûlait toujours sur une plateforme de Total en mer du Nordévacuée en raison d'une fuite de gaz qui perdure depuis dimanche, a reconnu mercredi le groupe pétrolier français, tandis que des experts s'interrogeaient sur d'éventuels risques d'explosion.

"La torchère brûle, comme c'est normalement le cas sur une plateforme", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la compagnie, Brian O'Neill, sans donner plus de détails.
Cependant le directeur de la santé, la sécurité et l'environnement chez
 Total, David Hainsworth, a reconnu hier qu'un risque d'explosion existait. "Le gaz est inflammable, mais l'alimentation électrique a été coupée sur la plateforme pour minimiser le risque d'étincelle, mais il est évident qu'il y a un risque. Nous avons exclu une série de risques mais il y a toujours une possibilité. Elle est faible, mais on ne dit pas jamais", a-t-il ajouté sur la BBC.

Cependant "le vent pousse le panache de gaz dans une direction opposée à celle de la torchère", a-t-il poursuivi. "Selon les prévisions météorologiques, le vent va souffler dans la même direction pendant cinq à six jours et nous étudions les différentes options pour éteindre la torche", a-t-il dit.

Risque d'explosion


Martin Preston, spécialiste des pollutions marines à l'université de Liverpool (ouest de l'Angleterre), s'est dit mercredi "surpris" par le fait que la torchère brûle toujours.
"Avec une bouteille de gaz de camping, quand vous la fermez, la flamme continue à brûler pendant un petit moment puis s'éteint, et on s'attendait à la même chose ici", a-t-il ajouté sur la radio BBC.

Interrogé sur d'éventuels risques d'explosion, il a estimé que cela était "très difficile à prédire". "La torchère est évidemment au-dessus de la plateforme et le gaz s'échappe au niveau des piliers (de la plateforme), donc il y a une séparation physique (entre la flamme et le gaz). La concentration de gaz doit être assez basse pour qu'il n'explose pas", a-t-il précisé, ajoutant qu'un changement des vents pourrait faire remonter le gaz et l'enflammer.

Total a reconnu qu'il s'agissait du "plus gros incident" pour le groupe "en mer du Nord depuis au moins dix ans". Cette fuite sur la
 plateforme Elgin, à environ 240 kilomètres au large de la ville écossaise d'Aberdeen, a entraîné la mise en place d'une zone d'exclusion maritime et aérienne et l'évacuation par précaution de plus de 300 personnes. L'alimentation a été coupée sur la plateforme, l'un des deux principaux gisements gaziers exploités par le groupe français Total en mer du Nord britannique.

Dans son dernier
 communiqué hier soir, Total précisait que "la fuite se poursuivait". 
Deux vols de reconnaissance ont eu lieu mardi, et deux autres doivent être conduits ce mercredi. "Tous nos efforts sont concentrés pour stopper la fuite de gaz", a assuré Total.





Total victime d'une fuite de gaz en mer du Nord

Mots clés : TotalAberdeenBellonaShell

La fuite de gaz survenue dimanche à midi sur son champ gazier Elgin, à 240 kilomètres à l'est d'Aberdeen en Écosse prend de l'ampleur. La colmater pourrait prendre au moins six mois.

 

État d'alerte chez Total. La fuite de gaz survenue dimanche à midi sur son champ gazier Elgin, à 240 kilomètres à l'est d'Aberdeen en Écosse prend de l'ampleur. Mardi après-midi, les autorités ont décidé d'interdire les vols à moins de 3 milles nautiques (5,5 km) de la plate-forme Elgin et la navigation à moins de 2 milles (3,7 km).


La plate-forme Elgin a été évacuée par hélicoptère.

Selon les dernières informations communiquées par un porte-parole de Total à Aberdeen, le gaz n'a pas pris feu. Les 238 employés de la plate-forme ont été évacués par hélicoptère lundi, sans avoir pu stopper la fuite. Et pour cause, Elgin est surnommé «le puits de l'enfer» en raison de la pression et de la température «extrêmes», selon les termes du site Internet de Total, qui règnent dans ce réservoir de gaz, enfoui 5000 mètres sous le fond marin. Selon Total, la pression est de l'ordre de 1100 bars, l'équivalent d'une tonne concentrée sur la surface d'un ongle. Par comparaison, la pression dans le puits de Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique, théâtre de la pire marée noire des États-Unis, en 2010, était de 800 bars.

 

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