En savoir plus

POURQUOI SE BATTRE ?  À lire avec attention !


Même si Marseille n'est pas directement concernée géographiquement par la prospection et l'exploitation du gaz de schiste sur la commune, la menace – multiple – est très proche.


En effet, tout autour de notre ville, des milliers de km² (de terre et de mer) sont concernés par les permis de recherche d’hydrocarbures, qu’ils soient accordés ou demandés, comme indiqué sur cette carte (au 1er janvier 2011) :


 zones provence

 

On parle donc principalement de gaz de schiste, mais également de gaz de houille (Gardanne) et de pétrole en mer.

 

 

Se battre contre les gaz non conventionnels (schiste / houille) ?


Sachant que Marseille est alimentée en eau potable à 75 % par le canal de Marseille (eaux de la Durance), et à 25 % par le canal de Provence (eaux du Verdon), - et connaissant les effets nocifs de l’extraction du GDS sur les nappes phréatiques - l’inquiétude est légitime.

 

Voyez sur la carte où sont situées ces rivières (entourées en rouge et noir) et amusez-vous à la superposer à la carte précédente…


 Cartes-rivieres.jpg

 


Se battre contre le pétrole en mer (offshore) ?

 

Le Collectif Marseillais s’oppose également à l’exploitation du pétrole offshore, qui pourrait bien se voir autorisée si les tests sismiques de prospection actuellement en cours, par la société anglaise Melrose Mediterranean Ltd sur une zone d’environ 10 000 km² au large de Port Cros, s’avéraient positives.

 

En effet, dans une telle hypothèse, les forages seraient plus profonds que ceux effectués dans le Golfe du Mexique. Or, rappelons-nous, avril 2010, la plate-forme « Deepwater » explose et laisse échapper plus de 770 millions de litres de pétrole, engendrant un désastre écologique sans précédent.

 

La compagnie BP n’a pas fait la preuve à cette occasion d’une maîtrise technologique convaincante.

 

Nous ne souhaitons donc pas prendre le risque d’une nouvelle marée noire qui dévasterait l’écosystème protégé du sanctuaire Pelagos (carte ci-dessous) et viendrait souiller nos plages préservées.


CartePelagos2.jpg 

 

En dehors du danger réel… Un combat philosophique !

 

Chercher à exploiter à tout prix les énergies fossiles, c’est repousser toujours plus le passage à l’inéluctable ère énergétique durable.

 

Quoi qu’on en pense, quoi qu’on en dise, depuis le 9 mai 2011, les experts du GIEC sont clairs sur la question : près de 80 % de l’approvisionnement énergétique mondial pourrait être couvert par les énergies renouvelables à l’horizon 2050 à condition que des politiques publiques adaptées soient mises en place.

 


Sources :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Combien-de-permis-de-recherches.html

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-publications-et-les.html

http://www.rivieres.info/gpr/cartes-france.htm

http://www.sanctuaire-pelagos.org/accueil/

http://cap21littoral.over-blog.com/article-bientot-la-ruee-vers-l-or-sous-marin-en-mediterranee-73339149.html

http://paca.elus-ecologistes.fr/?id=6369

http://www.developpement-durable.gouv.fr/GIEC-un-rapport-special-sur-les.html

http://srren.ipcc-wg3.de/

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :